Feb 23 2011

The King of Limbs, une modeste critique

Une fois n’est pas coutume, mais comme j’adore la musique (et Radiohead), je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel album!

Parce qu’un nouvel album de Radiohead est toujours un évènement.

Parce qu’ils sont à l’avant-plan musical depuis 15 ans et qu’ils n’ont pas peur d’expérimenter, de continuer à faire évoluer leur son.

C’est l’un de ces rares groupes à avoir atteint le succès commercial tout en poussant la musique dans de nouvelles directions et que les gens vont s’assoir pour écouter pour mieux apprécier de nouveaux horizons musicaux.
Ce 8e album ne fait pas exception, même s’il est plutôt une oeuvre mineure dans la discographie de Radiohead. Oeuvre mineure de part sa durée (à peine 37 minutes et 8 chansons), mais surtout de par sa composition.

En fait, The King of Limbs est deux courts EP (extended play), mis ensemble pour faire un pont, une transition entre le prochain « son » de Radiohead. L’impression est d’autant plus frappante que le groupe a toujours conçu des albums concepts, faits pour être écouté dans l’ordre qu’ils ont défini. Il va sans dire qu’ils se sont toujours opposés au téléchargement à la pièce de leur album…

Ce disque est donc une oeuvre diptyque. Le son des quatre premières pièces est directement issu du projet solo électro de Thom Yorke, The Eraser (2006). C’est comme ces chansons étaient restées sur la planche à dessin et qu’il avait finalement décidé de les retravailler avec le reste du groupe. C’est donc un peu plus difficile d’approche, surtout si on aime la guitare. Parce qu’ils sont capable de bidouiller leur son…aka Kid A et Amnesiac! Il faut entendre sur Bloom le piano et la batterie littéralement à l’opposé l’un de l’autre, essayant de dominer le rythme de la chanson! Feral, une chanson essentiellement instrumentale électro, est déjà un culte sur la scène underground.

Le coeur de l’album est constitué de Lotus Flower et Codex, deux excellentes chansons appelées à devenir des classiques du répertoire de Radiohead. Codex, une ballade avec Thom au piano a un son tellement vaste, profond, qui s’étend dans toutes les directions qu’on se demande si ce son peu vraiment provenir de l’ordinateur. Les deux dernières pièces de l’album sont d’autres ballades, ce qui est plutôt rare pour Radiohead. Separator, la dernière pièce de l’album, est probablement ce qui peut se rapprocher le plus d’une chanson légère et ensoleillée de la part de Radiohead. Intriguant!

Mais cela vaut définitivement la peine d’écouter cet album…encore et encore…pour mieux suivre la parade musicale des prochaines années! Bonne écoute!


Feb 16 2011

Penang, une histoire d’amour

Je savais que Georgetown serait différente. Je savais que j’adorerais cette ville. Par contre, je ne savais pas que je tomberais en amour avec cette petite cité historique…

Après avoir échappé pendant quelques jours à la chaleur suffocante de Kuala Lumpur sur les plages de sable blanc de Langkawi, je suis de nouveau prêt à affronter la chaleur et l’humidité de la Malaisie, mais surtout je suis prêt à déguster l’exceptionnelle cuisine de Georgetown, considérée comme la capitale gastronomique du pays.

Georgetown, capitale gastronomique de la Malaisie? L’explication est fort simple et elle est géographique. L’ile de Penang est située en plein coeur de l’exceptionnelle route maritime qui relie l’Asie et l’Inde, et par extension l’Europe. Depuis des siècles, cette ville est au centre des échanges commerciaux mondiaux. Les Indiens et les Chinois s’y sont installés depuis des lustres, apportant leurs cultures respectives… et évidemment leur cuisine. Avec le temps, les communautés se sont culinairement mutuellement inspiré l’une et l’autre, donnant naissance à une authentique cuisine fusion unique à Georgetown.

Penang, géographiquement bien située

Sur le traversier reliant Langkawi à Penang, coup de chance. Je suis assis au côté d’une petite Malaisienne arborant une coupe de cheveux blonds décolorée d’inspiration punk. Elle est née à Georgetown, qu’elle connait comme le fond de sa poche. C’est avec grand plaisir qu’elle me refile ses meilleures adresses en ville.

Premier arrêt sur la liste, Line Clear pour le meilleur curry indien en ville. Le restaurant, si on peut l’appeler ainsi, est littéralement dans une allée entre deux bâtiments que l’on a recouverte d’un toit. C’est fait en longueur et il faut faire la file parce que c’est toujours bondé. Soudainement, le nom du restaurant fait beaucoup de sens! En arrivant près du comptoir de service, mon odorat est littéralement assailli par les dizaines de plats épicés qui se trouvent devant moi. Poisson, poulet, légumes et autres plats se déclinent principalement dans des teintes de rouge, jaune et vert. Le cuisinier, un grand gaillard au regard affable, me demande ce que je désire manger. Ça sent bon, tout a l’air excellent, mais je ne sais pas quoi choisir! Je lui retourne donc la question : « What is your favorite plate? » Il me sourit gentiment et il se met à l’oeuvre. Il saisit d’abord une bonne portion de riz, qu’il dépose au fond d’une assiette. Puis il ajoute une portion de salade de choux marinée. Toujours souriant, il s’empare ensuite d’un généreux morceau de poulet qui ressemble à du poulet tandoori, mais d’un rouge plus prononcé. Saisissant sa louche, il pige alors dans pratiquement tous les bouillons des différents plats du comptoir pour assaisonner mon assiette. La touche finale quoi! Je n’ai aucune idée que ça va gouter, mais c’est particulièrement appétissant!

Nasi Kandar un plat typiquement de Penang

Je réussis finalement à me trouver une place parmi les nombreuses tables, toutes occupées sans exception par des gens du coin. Pas un touriste en vue. Sans plus attendre, j’attaque mon assiette avec appétit. Après ma première bouchée, je sais que je suis au paradis. Je savoure chaque bouchée, essayant d’identifier le malstrom d’épices titillant mes papilles gustatives. Peine perdue. Et je m’en fous totalement.

Relevant la tête de mon assiette le temps d’assécher les perles de sueurs sur mon visage (c’est épicé, quelle surprise!), je croise alors le regard du cuisinier qui me fixe attentivement. Son regard, interrogatif, me demande manifestement si j’aime son choix.

Je lui lève mes deux pouces bien haut tout en lui souriant béatement. Son visage s’éclaire alors d’un large sourire qui veut tout dire. T’inquiète chef, ai-je envie de lui crier, c’est l’un de mes meilleurs repas à vie!

La vie est tellement belle!


Feb 9 2011

Anicet

** Chronologiquement parlant, j’avais écrit une première ébauche de ce texte bien avant, mais je n’étais pas satisfait de mon angle. Je n’avais donc pas publié, en attendant de voir si je ne trouverais pas mieux. Je pense avoir trouvé avec cette version! Bonne lecture!

Monte… descend… monte… descend… cela fait maintenant déjà deux jours que je me concentre sur ma respiration. Neuf heures par jour à alterner des périodes de méditation assise et en marchant, pour mieux maitriser mon esprit. À faire le vide.

Monte… descend… monte… descend… je note la douleur au bas du dos. Monte… je ne suis pas flexible. Assis en indien, ou plutôt en bouddha par ici, pour d’aussi longues périodes c’est pénible. Une douleur sourde m’irrite constamment le bas du dos. Mais ça fait partie de la game. Maitriser son esprit. Accepter le moment présent. En silence.

Monte… descend… monte… descend… le cadre pour cette retraite de méditation est idyllique. Seul le chant des oiseaux brise occasionnellement le silence. En pleine campagne du nord de la Thaïlande, cet endroit a été construit il y moins de dix ans par l’université de Chiang Mai pour offrir aux gens la possibilité de se retirer pour mieux méditer. Et en raison de la demande toujours grandissante des étrangers pour la méditation, le centre est maintenant ouvert de façon intermittente pour les falangs (étrangers).

Monte… descend… monte…descend… Nous sommes un groupe d’une trentaine de personnes à méditer ensemble. Symbole d’une planète toujours plus petite, plus d’une douzaine de pays sont représentés. La grande majorité des gens sont jeunes, fin vingtaine ou début trentaine, et les femmes représentent facilement les deux tiers du groupe. Mais comme toujours, il y a des exceptions. Et mon esprit curieux a de la difficulté à ne pas se poser des tonnes de questions pour connaitre ce personnage d’exception. Qui est-il? Que fait-il ici? Pourquoi? Involontairement encore une fois, mon esprit glisse vers mon voisin, un grand monsieur à la démarche assurée et au regard clair derrière ses lunettes, malgré son âge. Anicet, from Quebec, Canada. C’est tout ce que je sais et cela me rend fou. Demain. Demain, j’espère avoir quelques réponses à mes nombreuses questions. D’ici là, je dois me concentrer à ne pas penser. Monte… descend… je note que je réfléchis… je note la douleur… monte… descend…

Nous avons finalement fait connaissance le lendemain midi, lors du dernier repas à la retraite. L’obligation de silence était levée. Anicet, de Laval-des-Rapides. Il vient à Chiang Mai depuis plus de dix ans déjà. Il y passe deux mois aux deux ans, mais à partir de l’année prochaine, il aimerait venir chaque année. C’est beaucoup plus intéressant que la Floride, me dit-il avec un sourire en coin, et je ne peux qu’être d’accord avec lui!

Nous avons partagé le taxi de retour et il m’a invité chez lui pour continuer la discussion, ce que je me suis dépêché d’accepter! C’est tellement mieux qu’un Lonely Planet comme guide! J’ai donc passé une bonne partie de l’après-midi à discuter avec Anicet et sa charmante épouse Françoise des bonnes adresses en ville, des choses à faire, de la vie et de ses nombreuses questions. J’avais planifié un bon massage pour mon dos en quittant la retraite, mais bizarrement, après cette belle discussion, le mal de dos avait disparu. Body and mind. Merci Anicet. Merci Françoise.

Mise à jour : Pour plus d’information sur la retraite de méditation à Chiang Mai, consultez le site http://monkchat.net!


Feb 6 2011

Sous le soleil de la jungle de Kuala Lumpur

À la suite à une extraordinaire discussion avec Sarah à Ayutthaya, j’essaie d’encore moins de planifier le reste de mon trajet. Hier, je décide donc de quitter Kuala Lumpur pour me rendre à Malacca, à moins de deux heures d’ici. Malacca, qui a donné son nom au détroit du même nom, est un point pivot dans le commerce international, et ce, depuis des siècles. Il permet de relier la Chine et l’Asie avec l’Inde et le Moyen-Orient et par extension, l’Europe. La ville a été successivement gérée par les Portugais, les Néerlandais et les Britanniques pour enfin aboutir aux mains des Malais suite à l’indépendance du pays en 1957. Bref, tout ça promet d’être fascinant!

Je n’ai aucun plan, si ce n’est que de me rendre à la gare d’autobus et de sauter dans le prochain autobus en partance pour Malacca. Je sais aussi que la gare d’autobus est réputée pour être une des plus difficiles de toute l’Asie du Sud-Est. En arrivant devant le bâtiment, je me rends bien compte qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est calme, beaucoup trop calme. Je m’approche du vendeur de journaux au coin de la rue pour lui demander si c’est bien le terminus d’autobus. Bien sûr, me répond-il en un excellent anglais, mais le bâtiment est en rénovation. Le terminus a été déplacé temporairement. Il faut te rendre à Bakit Jalil. « Bakit Jalil »? de répéter sans comprendre. Non, Bukit Jalil, me répète-t-il. Pour une raison que j’ignore, mon cerveau est incapable d’enregistrer l’information. Voyant ma perplexité grandir, ce gentil monsieur aux tempes grisonnantes déchire un bout de papier journal et écrit clairement le nom de la station de métro à laquelle je dois me rendre. Je lui souris et le remercie chaleureusement de son aide.

J’ai déjà parlé de la température ici à Kuala Lumpur? Non? C’est très chaud et très, très humide. 32 degrés à l’ombre, 40 degrés et plus avec le facteur humidex. Et c’est la saison la plus fraiche… Il ne faut pas bouger beaucoup pour suer… et que la poudre pour bébé est un moyen très efficace pour se garder l’entrejambe au sec! Mais je m’égare…

J’arrive donc au terminus d’autobus temporairement déménagé en banlieue. Et là, le choc est total. Sous une énorme tente blanche, plantée dans un immense stationnement goudronné, c’est le chaos. Quatre rangées d’une dizaine de kiosques de vendeurs de billets d’autobus. Entre ces rangées, une masse informe, humide, collante d’humains. Les cris fusent de toute part, les gens se bousculent sans grand succès. L’air est surchauffé et difficilement respirable. Mais surtout, tous les kiosques affichent complet, sauf quelques destinations obscures.

Et là, sous la chaleur de la tente, poussé de tous les côtés par des Malaisiens aux regards inquiets, je comprends. Je comprends le chaos, ces gens qui cherchent désespérément un billet, quitte à me passer sur le corps. Nous sommes dimanche, le dernier jour du long congé du Nouvel An chinois et tous ces gens veulent rentrer à la maison. Aujourd’hui. Maintenant. Suant à grosses gouttes et cherchant un peu d’air frais, je me glisse littéralement vers la sortie.

Et là, sous le soleil de plomb malaisien, au coeur de la jungle urbaine de Kuala Lumpur, je prends une grande inspiration. Surchauffée. La décision s’impose d’elle-même. J’oublie Malacca. Peut-être même Georgetown. Je dois arrêter de courir. J’ai besoin de poser mon sac pour un bout. J’ai aussi besoin de fraicheur. En route pour l’ile de Langkawi, surnommée la perle de l’Orient!


Jan 23 2011

Sérendipité* à Hong Kong ou geste de gentillesse aléatoire

L’escalier sent l’urine à plein nez. Le corridor, cruellement éclairé au néon, est jonché de déchets et un chat errant se liche les pattes à côté de moi. Tout est conforme à la description du Lonely Planet des Manoirs Chungking, l’endroit le plus cheap où dormir à Hong Kong.

Il est déjà passé minuit quand j’entre dans cet immeuble labyrinthien d’une vingtaine d’étages à la recherche d’un lit pour ma courte escale à Hong Kong. Armé de quelques adresses plus ou moins recommandées (ou recommandables c’est selon), je me rends vite compte que je ne pas le seul à chercher un lit à moins de 10 $ la nuit. Les meilleurs endroits, c’est-à-dire ceux qui sont propres et entretenus, sont complets. Quant aux autres, eh bien disons simplement que je devrai revisiter mes standards de propreté. Mais comme je n’ai plus beaucoup d’options rendues à cette heure tardive, je m’apprête à prendre un lit au Kung Fu Guesthouse. C’est alors que Lili se tourne vers moi et me dit : « J’ai un lit d’extra dans ma chambre, je te l’offre si tu le veux! »

Reculons de quelques heures. Après les 16 heures du vol New York-Hong Kong, je suis très heureux de débarquer de l’avion pour mon premier voyage en Asie. Dans la file d’attente pour l’immigration, je discute de tout et de rien avec d’autres passagers. Parmi eux, Lili, une chinoise d’origine qui travaille maintenant à New York et qui revient au pays pour célébrer le nouvel an chinois en famille. Après avoir échangé quelques banalités, on découvre que l’on se rend dans le même quartier. D’une gentillesse extrême, Lili m’offre de me guider en ville pour trouver ces manoirs. « Je connais bien la ville et c’est tout près de mon hôtel », me dit-elle. Impulsivement, j’accepte son offre de guide improvisé, ce qui nous ramène au Kung Fu Guesthouse, à Lili et à sa surprenante proposition.

Je me retourne vers elle pour mieux la regarder et essayer de discerner s’il y a des intentions sous sa proposition. Faisant à peine 5 pieds de haut, elle a de grands yeux marron et elle porte ses cheveux en chignon. Elle porte un gilet gris à manches longues avec col roulé noir en-dessous et une paire de jeans. Je suis incapable de lui donner un âge précis. J’estime qu’elle a plus de 30 ans, mais moins de 45 ans. Mon instinct me pousse à faire confiance à cette étrangère asiatique que je connais à peine depuis quelques heures.

« D’accord » lui dis-je, « mais seulement à la condition que je te verse le montant que j’avais prévu pour ma nuit à Hong Kong ». « Non, c’est hors de question, je ne fais que t’aider », me dit-elle, « tout le monde ferait la même chose ». J’ai de forts doutes là-dessus, mais je décide de ne pas renchérir.

Nous avons donc quitté ces manoirs qui n’en ont que le nom pour retourner tranquillement vers le 4 étoiles de Lili, non sans faire quelques détours pour me faire découvrir Kowloon au petit matin. Grâce à Lili, j’ai ainsi dégusté une surprenante brochette de cou de porc assaisonné sur le coin d’une rue après avoir déambulé sur la promenade des étoiles face au centre-ville de Hong Kong. Je me suis endormi le sourire aux lèvres en me disant que le monde est fondamentalement bon et gentil.

Nous avons échangé nos courriels avant que je quitte à 7hres le lendemain matin. Je ne sais pas si je la reverrai un jour, mais grâce à Lili, je garde un très bon souvenir de Hong Kong!

———
* Traduction plus ou moins admise du mot anglais Serendipity, qui est considéré comme étant l’un des mots les plus durs à traduire en anglais. L’expression française heureux hasard est ce qui se rapproche le plus du terme anglais, qui signifie faire une heureuse découverte pendant que l’on cherchait complètement autre chose.


Nov 5 2010

How to catch a moving train

Être nomade implique de maitriser certaines habiletés…particulières.

Comme pouvoir embarquer dans des trains en mouvement.

Un bon point d’observation est essentiel pour bien choisir notre prochain train.

Certains sont plus intéressants que d’autres de par leur couleur, leur destination ou encore leur passagers.
Question de goût quoi!
Question de timing aussi…
Donc, si un de ces trains s’avère intéressant, le défi ne fait que commencer!

Parce que c’est très difficile d’embarquer si on est immobile. Ça prend une certaine coordination.
Certains sont trop rapides.
D’autres sont plus facile à attraper parce que plus lents. Mais il faut éviter à tout prix les trains immobiles qui ne mènent nulle part.

Cours Forest, cours!

Samedi dernier, un train très intéressant s’est soudainement pointé à l’horizon. Il arrivait très rapidement. Par chance, je courais déjà, alors sans réfléchir plus longuement j’ai sauté dans ce train en route vers l’Europe.

Il y avait aussi une certaine fuite du moment présent.
Éviter de répéter certaines erreurs des derniers mois.
Éviter cette attente qui a presque failli me tuer.
Pas question de laisser mon inspiration, mes projets en suspends dans l’attente d’une seule réponse!

J’ai donc changé d’air et de continent, afin de garder mes réflexes bien aiguisés! Parce qu’il faut de bons réflexes pour monter et descendre de trains en mouvement!

J’ai aussi encore besoin de me pratiquer. Je me suis fait quelques éraflures lors d’un déraillement de train le mois dernier. Ce n’est pas sans risques ces histoires-là, mais on se sent tellement en vie par contre!

Next stop, unknown! Restez à l’écoute!


Oct 12 2010

L’inspiration est un plat qui se mange distrait

Concentré tel un laser, je focus trop souvent sur un point précis. Coupe, découpe et avance. Mais non. J’ai besoin de réfracter, d’exploser dans toutes les directions pour mieux exploiter ma palette.

JauneRougeBleu.RougeBleuJaune.BleuJauneRouge.

Sinon c’est l’impasse, l’impossibilité. L’Idée fuit, reste insaisissable, en périphérie, flottant au loin derrière une réalité par trop routinière.

Bleu. Calme. Rationnel. Intellectuel.
Jaune et un peu de rouge. Zone émotive et créatrice.
Rouge. Émotivité extrême. Destructeur de créativité.
Un maelstrom qui nourrit ce tourbillon d’émotions, de couleurs.

Musique superposée. Une note. Une mélodie. Ligne directrice d’émotions. Je suis un récepteur bien ajusté sur ce qui m’entoure.

Je suis. J’aime. Je déteste. J’existe. J’inspire.

Mais surtout, je dois être distrait!


Sep 26 2010

Tel un funambule

Depuis une semaine, je suis un funambule sur un fil de fer, perché à une hauteur inimaginable. Un équilibre précaire est maintenu entre la folie et la raison. Une passion qui consomme tout. Qui empoigne le coeur et empêche de respirer.

Une pensée. Un doute. Une discussion. Mes genoux fléchissent. Je dois me ressaisir. Je dois regarder droit devant. Traverser. Ne pas regarder l’abime sous mes pieds.

Un regard. Un contact. Un rejet. La corde vacille sous mes pieds. Le vent souffle de plus en plus fort. Je ferme les yeux et je retiens mon souffle.

Alcool. Inspiration. Blackout. La corde oscille de plus en plus rapidement. Je vais tomber, j’en suis sûr.

Une pause. Le vent s’arrête. J’ouvre un oeil. Je suis de l’autre côté sain et sauf.

Au loin sur la route, mon futur miroite, ondule tel le mirage d’une oasis dans la chaleur du désert. Rêve ou réalité? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir.

Marcher droit devant.