The King of Limbs, une modeste critique
Une fois n’est pas coutume, mais comme j’adore la musique (et Radiohead), je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel album!
Parce qu’un nouvel album de Radiohead est toujours un évènement.
Parce qu’ils sont à l’avant-plan musical depuis 15 ans et qu’ils n’ont pas peur d’expérimenter, de continuer à faire évoluer leur son.
C’est l’un de ces rares groupes à avoir atteint le succès commercial tout en poussant la musique dans de nouvelles directions et que les gens vont s’assoir pour écouter pour mieux apprécier de nouveaux horizons musicaux.
Ce 8e album ne fait pas exception, même s’il est plutôt une oeuvre mineure dans la discographie de Radiohead. Oeuvre mineure de part sa durée (à peine 37 minutes et 8 chansons), mais surtout de par sa composition.
En fait, The King of Limbs est deux courts EP (extended play), mis ensemble pour faire un pont, une transition entre le prochain « son » de Radiohead. L’impression est d’autant plus frappante que le groupe a toujours conçu des albums concepts, faits pour être écouté dans l’ordre qu’ils ont défini. Il va sans dire qu’ils se sont toujours opposés au téléchargement à la pièce de leur album…
Ce disque est donc une oeuvre diptyque. Le son des quatre premières pièces est directement issu du projet solo électro de Thom Yorke, The Eraser (2006). C’est comme ces chansons étaient restées sur la planche à dessin et qu’il avait finalement décidé de les retravailler avec le reste du groupe. C’est donc un peu plus difficile d’approche, surtout si on aime la guitare. Parce qu’ils sont capable de bidouiller leur son…aka Kid A et Amnesiac! Il faut entendre sur Bloom le piano et la batterie littéralement à l’opposé l’un de l’autre, essayant de dominer le rythme de la chanson! Feral, une chanson essentiellement instrumentale électro, est déjà un culte sur la scène underground.
Le coeur de l’album est constitué de Lotus Flower et Codex, deux excellentes chansons appelées à devenir des classiques du répertoire de Radiohead. Codex, une ballade avec Thom au piano a un son tellement vaste, profond, qui s’étend dans toutes les directions qu’on se demande si ce son peu vraiment provenir de l’ordinateur. Les deux dernières pièces de l’album sont d’autres ballades, ce qui est plutôt rare pour Radiohead. Separator, la dernière pièce de l’album, est probablement ce qui peut se rapprocher le plus d’une chanson légère et ensoleillée de la part de Radiohead. Intriguant!
Mais cela vaut définitivement la peine d’écouter cet album…encore et encore…pour mieux suivre la parade musicale des prochaines années! Bonne écoute!














